Accord UE-Mercosur : des contrôles insuffisants qui menacent l’agriculture française
- 17 déc. 2025
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Le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur suscite de vives inquiétudes. Un rapport officiel met en lumière des failles majeures dans le contrôle des importations, remettant en cause la capacité de l’Union européenne à garantir le respect de ses propres normes. Dans ce contexte, le débat sur le traité UE-Mercosur prend une dimension particulièrement sensible.
L’accord UE-Mercosur vise à renforcer les échanges commerciaux entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud. Il prévoit notamment une ouverture accrue des marchés agricoles.
Cependant, un rapport récent souligne une réalité préoccupante : seulement 0,008 % des produits importés feraient l’objet de contrôles. Un chiffre extrêmement faible qui interroge sur la capacité des autorités européennes à assurer la conformité des marchandises entrant sur le territoire.
Dans ces conditions, des produits ne respectant pas les normes sanitaires, environnementales ou sociales européennes pourraient se retrouver sur les marchés, au détriment des producteurs locaux.
Les implications de cet accord sont multiples. D’un point de vue économique, il pose la question de la concurrence entre les agriculteurs européens, soumis à des normes strictes, et des producteurs étrangers qui ne sont pas tenus aux mêmes exigences.
Sur le plan sanitaire et environnemental, l’entrée de produits non conformes pourrait fragiliser les standards européens, pourtant reconnus pour leur exigence.
Enfin, l’enjeu est aussi stratégique : la souveraineté alimentaire de la France et de l’Europe pourrait être affaiblie si les filières agricoles locales venaient à être fragilisées par une concurrence jugée déloyale.
Avec le Rassemblement National, je m’oppose fermement à l’accord UE-Mercosur. Les faits sont clairs : nous ne disposons pas aujourd’hui des moyens nécessaires pour contrôler efficacement les importations.
Comment accepter l’ouverture de nos marchés à des produits qui ne respectent ni nos normes sanitaires, ni nos exigences environnementales, ni les contraintes imposées à nos agriculteurs ?
Je refuse que nos exploitations agricoles soient mises en difficulté par une concurrence déloyale. Défendre cet accord, dans ces conditions, revient à fragiliser durablement notre agriculture et à renoncer à notre souveraineté alimentaire.

