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Écologie : l’ambition ne peut remplacer les moyens

  • 18 déc. 2024
  • 2 min de lecture

La transition écologique est un objectif que nous devons collectivement poursuivre. Mais elle ne pourra réussir que si elle repose sur des solutions réalistes, accessibles et adaptées aux contraintes du terrain.


Aujourd'hui, les chiffres montrent un décalage croissant entre les ambitions affichées et les capacités réelles des acteurs économiques à suivre le rythme imposé. Près de trois entreprises sur quatre ne respecteraient pas leurs objectifs de verdissement des flottes, tandis que les véhicules utilitaires électriques ne représentent encore qu'une part marginale du parc roulant


Cette situation ne traduit pas un manque de volonté des entreprises ou des collectivités. Elle révèle avant tout les difficultés concrètes auxquelles elles sont confrontées.


Les PME, les artisans, les transporteurs ou encore les collectivités locales doivent faire face à des coûts d'acquisition élevés, à une offre parfois insuffisamment adaptée à leurs besoins et à un réseau de recharge encore inégalement développé sur le territoire. Dans de nombreuses zones rurales, l'absence d'infrastructures constitue un frein majeur à l'adoption de véhicules électriques.


Dans ces conditions, multiplier les obligations sans apporter les moyens nécessaires risque de fragiliser davantage les acteurs déjà les plus exposés.


J'ai souhaité rappeler qu'une transition écologique efficace ne peut être fondée uniquement sur des objectifs réglementaires. Elle doit s'appuyer sur un accompagnement concret des entreprises et des collectivités qui sont appelées à investir massivement pour transformer leurs équipements et leurs modes de fonctionnement.


Il est indispensable de développer les infrastructures de recharge, d'encourager l'innovation et de proposer des solutions adaptées aux réalités économiques des territoires. La réussite de la transition dépend de notre capacité à associer l'ensemble des acteurs plutôt qu'à leur imposer des contraintes qu'ils ne sont pas en mesure de respecter.


Une écologie qui avance à deux vitesses est une écologie qui risque de diviser plutôt que de rassembler. Lorsque certaines grandes structures disposent des moyens nécessaires pour s'adapter tandis que les PME et les collectivités peinent à suivre, le risque d'échec devient réel.


La transition écologique doit être une opportunité pour tous les territoires. Pour être acceptée et efficace, elle doit être progressive, pragmatique et accompagnée. Sans infrastructures adaptées ni soutien suffisant, les objectifs fixés resteront hors d'atteinte et la transition risque de demeurer bloquée au point de départ.

 
 

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David Magnier, Député Rassemblement National de l'Oise

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