Plan vélo : une dépense publique contestée face aux priorités des territoires
- 28 oct. 2025
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Dernière mise à jour : 26 mars
Depuis 2018, plus d’un milliard d’euros ont été engagés par l’État dans le Plan vélo et mobilités actives. Si le développement du vélo peut répondre à certains enjeux de mobilité, la pertinence de ces investissements interroge, notamment au regard des priorités budgétaires et des besoins des territoires, en particulier ruraux.
Le Plan vélo, lancé par le Gouvernement, vise à encourager les mobilités dites « actives », notamment par le développement des infrastructures cyclables et des campagnes de sensibilisation.
Cependant, ces politiques publiques représentent un coût significatif pour les finances de l’État. Plus d’un milliard d’euros ont ainsi été mobilisés depuis 2018 pour soutenir ces initiatives.
Dans les faits, ces investissements bénéficient majoritairement aux grandes agglomérations, où l’usage du vélo est déjà plus développé, tandis que de nombreux territoires ruraux restent en marge de ces aménagements.
La question n’est pas de nier l’intérêt du vélo dans certaines zones, mais d’interroger la cohérence globale de la dépense publique.
Dans un contexte budgétaire contraint, chaque euro investi doit répondre à des besoins prioritaires. Or, les territoires ruraux, souvent dépendants de la voiture, ne bénéficient que marginalement de ces politiques.
Cette situation pose un enjeu d’équité territoriale, mais aussi de hiérarchisation des priorités. Alors que les attentes des Français sont fortes en matière de santé, de sécurité et de justice, l’orientation de certaines dépenses publiques peut apparaître en décalage avec les réalités du terrain.
Je considère que ce plan, tel qu’il est mis en œuvre, illustre une dérive vers des politiques d’affichage, déconnectées des besoins concrets des Français.
Oui, le vélo a sa place dans notre politique de mobilité. Mais il ne peut devenir un symbole idéologique justifiant des dépenses massives, au détriment d’autres priorités essentielles.
J’ai défendu un amendement pour mettre un terme à ce que je considère comme un gaspillage d’argent public.
Il est temps de réorienter les investissements vers des politiques plus utiles, plus équilibrées et plus proches des réalités vécues par nos concitoyens, notamment dans les territoires ruraux.
Le débat sur le Plan vélo dépasse la seule question des mobilités. Il interroge plus largement la manière dont sont définies les priorités publiques.
Rééquilibrer les investissements, tenir compte des spécificités territoriales et répondre aux besoins essentiels des Français doivent guider l’action publique. C’est à cette condition que les politiques menées seront comprises, acceptées et efficaces.

