Protoxyde d'azote: j'interpelle le gouvernement au QAG
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Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Merci Madame la Présidente,
Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
Il aura fallu attendre 2026 pour qu’enfin, le Gouvernement s'attaque au fléau du protoxyde d'azote au volant. En réalité, vous êtes cruellement en retard.
En avril 2022, votre ministère affirmait encore qu’il n’était « pas opportun » de créer un délit routier, au motif que les consommateurs étaient trop jeunes pour conduire et qu'aucun appareil de dépistage n'existait.
Quelle déconnexion tragique face aux accidents mortels qui ont continué de sévir sur nos routes.
Aujourd’hui, vous changez d’avis, mais votre texte souffre d’un immense angle mort : aucun appareil de détection n'est mentionné.
Vous renvoyez nos forces de l'ordre à la "constatation manifeste". C’est un bourbier juridique pour les policiers et les gendarmes qui devront juger "à l'œil nu" de l'hilarité ou de l'euphorie d’un conducteur, ouvrant la voie à une avalanche de contestations et laissent nos forces de l'ordre sans aucun outil.
Pourtant, ces détecteurs existent et ils fonctionnent. Le Danemark équipe déjà ses forces de sécurité avec des dispositifs fiables.
Et le comble de l'absurdité, Monsieur le Ministre, c'est que le fournisseur de nos voisins danois est une entreprise française, reconnue et récompensée par le prix du Ministère de l’Intérieur avec la Grande Médaille et Médaille d'Or du Concours Lépine 2026.
Et alors que le savoir-faire français sécurise les routes danoises, nos propres ministères refusent le dialogue avec une entreprise française et, selon les informations données par vos services, l’ont ouvert avec des sociétés européennes.
Monsieur le Ministre, ma question est simple : pourquoi refusez-vous d’inscrire dans la loi un mécanisme de détection qui forcerait une homologation ? Et allez-vous encore une fois saborder une filière d’innovation française florissante ?

