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Urgence agricole : des mesures utiles en attendant 2027

  • 3 juin
  • 3 min de lecture


Mon intervention pour soutenir le projet de loi d'urgence agricole


Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les rapporteurs,

Chers collègues,


Au moment de nous prononcer de manière solennelle sur ce projet de loi, un constat s'impose à quiconque a suivi nos débats : cet examen a mis en lumière une fracture idéologique désormais béante au sein de cet hémicycle, alors même que l'entrée en vigueur de l'accord avec le Mercosur expose nos producteurs à une concurrence internationale déloyale d'une violence inédite.


D'un côté, il y a ceux qui croient en la France rurale, ceux qui soutiennent nos exploitants et qui font de la souveraineté alimentaire un impératif vital. De l'autre, sur les bancs de la gauche et de l'extrême gauche, s'agite le camp de la décroissance agricole et de l’écologie totalitaire.

Pendant deux semaines, nous avons vu la gauche tenter d'imposer sa surenchère punitive au détriment des intérêts du monde agricole et donc de ceux de la France.


Car oui, la souveraineté alimentaire n’est pas une formule incantatoire. C’est un concept qui doit redevenir une réalité en France. C’est une arme stratégique, un pilier de notre sécurité nationale, et la mise en valeur de nos terroirs d’une diversité exceptionnelle.


Pourtant, ils ont voulu sanctuariser les moindres fossés, multiplier les redevances punitives, et ont même tenté de désarmer juridiquement nos éleveurs face au loup. Plus grave encore, nous les avons vus défendre l'impunité des activistes qui vandalisent les exploitations en demandant la baisse des sanctions pour les dégradations ! Pour eux, l'agriculteur est lecoupable idéal ; pour nous, au Rassemblement National, il est le gardien de notre terre et de notre indépendance.

 

Soyons lucides : ce texte présenté par le gouvernement manque cruellement d’ambition et n'apporte pas les réformes structurelles dont notre filière agricole a cruellement besoin pour pérenniser son avenir.


C'est une réponse timide à une crise profonde et les agriculteurs, eux, le savent bien. Sur l’utilisation des produits phytosanitaires par exemple : nos producteurs ont consenti des efforts immenses pour en réduire les usages, il est criminel de laisser aujourd’hui certaines filières dans des impasses techniques.


Mais, face à cette urgence, le groupe Rassemblement National a tenu la ligne du bon sens. Nous avons refusé la passivité. Nous avons investi ce texte, nous y avons insufflé nos propositions, et grâce à notre mobilisation, nous avons transformé ce projet de loi en y inscrivant des victoires vitales pour le monde agricole.


Sur le revenu d'abord (Article 19) : une mesure majeure de notre programme a été adoptée avec l'instauration de prix planchers basés sur les coûts de production. Fini la vente à perte ! Nos producteurs auront enfin la garantie d'une rémunération digne.


Sur la concurrence déloyale (Article 2) : Nous avons permisl’interdiction des denrées produites avec des substances interdites chez nous. C'est la fin de l'hypocrisie.


Sur la priorité nationale (Article 4) : Nous imposons l’achat de produits français dans la restauration collective avec une priorité absolue aux produits locaux.


Sur la guerre de l'eau (Articles 5, 7 et 8) : Nous avons réussi à faciliter l’implantation de retenues d’eau et limiter les délais de recours. Nous avons sanctuarisé le fait que les pollutions historiques du passé ne pourront plus servir de prétexte pour harceler les exploitants d'aujourd'hui. Mieux encore, nous avons supprimé la redevance sur les intrants.

 

Nous avons ensuite agi contre l'explosion des importations qui organise le décrochage de nos filières (Articles 14, 17, 18). Nous avons fait adopter la présomption de légitime défense des troupeaux avec des tirs immédiats contre les loups en cas d’attaque imminente.


Nous avons également permis de réduireles délais d'application des mesures de simplification administrative pour le porc et la volaille en interdisant formellement au gouvernement d'aller au-delà des exigences européennes et durci les peines contre les vols et les blocages des éco-terroristes.


Mes chers collègues,


Ce texte reste insuffisant et le logiciel du bloc central continue de manquer de souffle et de courage. Mais parce que le groupe Rassemblement National a su imposer ses arbitrages, parce que nous plaçons l'intérêt de nos agriculteurs au-dessus des querelles partisanes, et parce que chaque centimètre gagné contre la décroissance et les surtranspositions est une bouffée d'oxygène pour nos campagnes, nous prendrons nos responsabilités.


Demain, lorsque nous serons au pouvoir aux côtés de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, nous donnerons enfin à la ferme France la grande loi de refondation structurelle qu'elle attend.


Alors oui, pour la justice économique envers nos agriculteurs, pour la sécurité de nos éleveurs, pour la fierté de nos terroirs et pour notre souveraineté alimentaire, le groupe Rassemblement National votera POUR ce projet de loi.

 
 

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David Magnier, Député Rassemblement National de l'Oise

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