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Stockage de l’eau : quand le gouvernement admet le problème mais refuse d’agir

  • 26 mai
  • 2 min de lecture

Alors que les agriculteurs font face à des sécheresses de plus en plus fréquentes, chacun s’accorde aujourd’hui sur la nécessité d’adapter notre agriculture aux réalités climatiques. Parmi les outils indispensables figure le stockage de l’eau, qui permet de sécuriser les exploitations et de préserver notre souveraineté alimentaire.


Pourtant, entre les discours et les actes, le gouvernement semble une nouvelle fois incapable de choisir la cohérence.


Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole, j’ai défendu un amendement de bon sens visant à accélérer les projets de stockage d’eau lorsqu’ils font déjà l’objet d’un consensus local et qu’ils répondent à un besoin clairement identifié sur le territoire.


Aujourd’hui, même lorsqu’un projet est soutenu par les élus locaux, les agriculteurs et les acteurs concernés, l’administration continue d’imposer des délais incompressibles qui retardent sa réalisation pendant des mois. Ces lourdeurs administratives ralentissent des projets pourtant jugés nécessaires par tous les acteurs de terrain.


Le plus surprenant est que le gouvernement ne conteste pas ce constat. Au contraire, il reconnaît lui-même l’existence de ces blocages et admet que les procédures actuelles sont trop longues.


Mais lorsqu’il s’agit de passer des paroles aux actes, il refuse les mesures qui permettraient concrètement de résoudre le problème.


Mon amendement avait un objectif simple : permettre aux agriculteurs de gagner un temps précieux en réduisant certaines contraintes administratives lorsque l’intérêt du projet est déjà reconnu localement. Une mesure pragmatique, équilibrée et directement inspirée des réalités du terrain. Malgré cela, le gouvernement a choisi de s’y opposer.


Cette position illustre une contradiction devenue récurrente : reconnaître les difficultés du monde agricole tout en refusant les solutions qui permettraient d’y répondre efficacement.


Face à l’urgence climatique et aux tensions croissantes sur la ressource en eau, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre des mois dans des démarches administratives qui n’apportent aucune réponse supplémentaire aux besoins du territoire.

 
 

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David Magnier, Député Rassemblement National de l'Oise

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