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Maladies des cultures : quelles solutions pour aider les agriculteurs ?

  • 3 déc. 2024
  • 2 min de lecture

À l’occasion de l’examen de la proposition de loi visant à améliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l’aide d’aéronefs télépilotés, j’ai souhaité rappeler une réalité trop souvent ignorée : nos agriculteurs ont besoin de solutions concrètes pour faire face aux défis sanitaires, économiques et environnementaux auxquels ils sont confrontés.


Alors que la concurrence internationale s’intensifie et que les contraintes réglementaires se multiplient, il est indispensable de leur donner les moyens de produire, d’innover et de rester compétitifs. Notre souveraineté alimentaire dépend directement de leur capacité à exercer leur métier dans des conditions justes et efficaces.


Les maladies qui affectent les cultures représentent une menace importante pour de nombreuses exploitations agricoles. Elles peuvent entraîner des pertes de rendement significatives, fragiliser la rentabilité des exploitations et réduire notre capacité de production nationale.


Dans certains territoires, notamment les zones difficiles d’accès ou présentant des contraintes géographiques particulières, l’utilisation d’aéronefs télépilotés peut constituer une solution complémentaire pour intervenir avec davantage de précision et d’efficacité. Ces technologies offrent de nouvelles perspectives pour le traitement des cultures tout en permettant une meilleure adaptation aux réalités du terrain.


Toutefois, le débat ne saurait se limiter à la seule question des outils techniques. Il pose plus largement la question de l’accompagnement de nos agriculteurs face aux défis croissants auxquels ils doivent répondre.


L’enjeu principal est de garantir aux exploitants agricoles les moyens de protéger leurs cultures tout en maintenant une agriculture performante et durable. Face à une concurrence étrangère qui ne respecte pas toujours les mêmes exigences que celles imposées aux producteurs français, il est essentiel de veiller à ne pas créer de nouvelles distorsions de concurrence.


Il en va également de la santé des agriculteurs, de la préservation des terres agricoles et de notre capacité à maintenir une production nationale de qualité. Chaque décision prise en matière agricole doit être évaluée à l’aune de ses conséquences concrètes sur les exploitations et sur l’avenir de notre agriculture.


Au-delà des considérations techniques, c’est bien la question de notre souveraineté alimentaire qui est en jeu. Une nation qui ne produit plus suffisamment pour nourrir sa population devient dépendante des importations et perd une part de sa liberté d’action.


Lors de mon intervention, j’ai rappelé que les agriculteurs français n’attendent pas des déclarations de principe, mais des mesures efficaces et adaptées à leurs besoins. Ils ont besoin d’un cadre législatif qui les protège, leur permette d’innover et leur donne les moyens de faire face à une concurrence parfois déloyale.


J’ai également souligné la nécessité d’adopter une approche pragmatique, fondée sur les réalités du terrain et sur la confiance envers ceux qui nourrissent notre pays. Les innovations technologiques peuvent constituer des outils utiles, à condition qu’elles s’inscrivent dans une stratégie cohérente au service de la production agricole et de la compétitivité de nos exploitations.


Nos agriculteurs sont en première ligne pour garantir notre sécurité alimentaire. Ils méritent une politique agricole qui leur apporte des réponses concrètes plutôt que des mesures symboliques.

 
 

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David Magnier, Député Rassemblement National de l'Oise

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