Filière betteravière : défendons nos agriculteurs face à une concurrence déloyal
- 15 janv. 2025
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Les betteraviers français font aujourd'hui face à une concurrence internationale de plus en plus forte, parfois issue de pays qui ne sont pas soumis aux mêmes exigences environnementales, sanitaires ou sociales. Cette situation fragilise des exploitations déjà confrontées à de multiples difficultés et pose une question fondamentale : la France est-elle encore prête à défendre ses producteur
La culture de la betterave sucrière occupe une place importante dans l'agriculture française. Elle participe à l'activité économique de nombreux territoires, soutient l'emploi local et alimente une filière industrielle reconnue pour son savoir-faire.
Depuis plusieurs années, les producteurs doivent toutefois composer avec des contraintes croissantes. Les évolutions réglementaires, les aléas climatiques et les attaques sanitaires affectant les cultures ont considérablement fragilisé la rentabilité des exploitations.
Dans le même temps, les agriculteurs français sont confrontés à une concurrence étrangère qui bénéficie parfois de règles moins contraignantes. Cette asymétrie crée un sentiment d'injustice largement partagé au sein de la profession et nourrit les inquiétudes sur l'avenir de la filière.
L'enjeu dépasse largement la seule question économique. Derrière chaque exploitation betteravière se trouvent des familles, des emplois, des coopératives et des entreprises qui contribuent à la vitalité de nos territoires ruraux.
C'est également un enjeu de souveraineté agricole. Réduire notre production nationale tout en important des produits issus de systèmes moins exigeants reviendrait à déplacer les difficultés plutôt qu'à les résoudre. Une telle évolution risquerait d'affaiblir durablement notre capacité à produire et à transformer sur notre territoire.
Au-delà de l'économie, c'est aussi un patrimoine agricole et industriel qui est en jeu. La filière betteravière repose sur des décennies de savoir-faire et constitue un élément important de l'identité de nombreuses régions françaises.
J'ai souhaité alerter le Gouvernement sur les conséquences des choix actuels pour les producteurs de betteraves. Nos agriculteurs ne peuvent être les victimes d'une concurrence déloyale qui les place dans une situation d'infériorité face à leurs concurrents étrangers.
J'ai rappelé que les exigences imposées à nos exploitants doivent s'accompagner de mesures de protection et d'accompagnement adaptées. Il n'est pas acceptable de demander toujours davantage à nos agriculteurs tout en laissant entrer sur notre marché des productions qui ne respectent pas les mêmes standards.
J'ai également appelé la ministre Annie Genevard à défendre avec détermination la filière betteravière française et à apporter des réponses concrètes aux inquiétudes exprimées sur le terrain
La France ne peut prétendre défendre sa souveraineté alimentaire tout en fragilisant ceux qui la font vivre au quotidien. Les betteraviers français méritent une politique cohérente qui protège leur activité, valorise leur savoir-faire et garantisse des conditions de concurrence équitables.

